mardi 31 mars 2015

Printemps noir en kabylie: Il ya 13 ans Djino le desperados assassiné!

Le1er avril 2002, le 1er avril 2015, cela fait 13 ans depuis que le jeune Djamel Tounsi dit Djino a été assassiné à Tigzirt, lors de manifestations après le soulèvement général de la Kabylie, des évènements sanglants connus sous le nom du Printemps Noir en Kabylie.

 

Le déclenchement des évènements a eu lieu au mois d'avril 2001, suite à la mort d'un jeune kabyles dans les locaux de la gendarmerie de Beni Douala, à une trentaine de km de la ville de Tizi-Ouzou.
Une année après, le brasier était toujours intense. L'on compte un bilan lourd. Plus de 120 morts et des centaines d'arrestations et des milliers de blessés.

Le désespoir était à tous les niveau: social, économique, politique, identitaire, sécuritaire!. Des jeunes brandissaient des banderoles sur  lesquelles on peut lire
"Tu ne peux pas me tuer, je suis déjà mort!".

Djamel faisait partie de cette catégorie de jeunes surexcités, très convaincu et portant dans le coeur la grande colère de ce que les différents dirigeants ont fait de l'Algérie, un pays libéré par d'incalculables sacrifices de tout un peuple.

Il était toujours aux premiers rang de lutte sur le terrain. Il était un téméraire, un intrépide, un desperados au nom de la patrie et  de la liberté.

Quelques jours avant la tension était vive partout en Kabylie. Les manifestants redoublent la pression pour exiger la libération des délégués emprisonnés.
Vers le 28 mars c'était une grande marche à Tizi Ouzou. La ville a été quadrillé par un impressionnant dispositif de sécurité et empêchant toute manifestation.
Les convois des manifestants ont été tous arrêtés aux entrées de la ville de Tizi Ouzou. Des affrontements ont eu lieu d'une manière intense et violente.
D'autres vue que les routes ont été coupées, ont empruntés d'autres détours pour s’incruster dans la ville de Tizi Ouzou. Parmi cette catégorie de manifestants, l'on compte Djamel Tounsi. C'était des images d'une révolution dignes des films de Holywood. Des affrontement un peu partout et d'autres qui empruntent les collines, pour contourner le dispositif répressif. On entend que des cris, des explosion, des chants de sirènes, de la fumée partout. C'était un décors de champs de bataille.
Vers 13h, les manifestants épuisés s’apprêtent à quitter les lieux. Tout le monde étaient là sauf Djino et ses compagnons qui ont atteint la ville de Tizi Ouzou.
On s'inquiétait pour toi
Vous étiez où?
Nous avons réussi le défi, nous avons été dans la ville de Tizi Ouzou et nous avons manifestés avec force face aux policiers. Nous avons brisé l'embargo et nous n'allons pas se taire jusqu'à la libération de tous les détenus!
Avec l'arrivée de Djino, on sait que  tout le monde est là et les manifestants rentrent chez eux.

Entre autres, dans la région de Ougauenoun et Boudjima, les nouvelles ne sont pas bonnes. L'on parle de renfort importants vers les brigades de gendarmerie assiégées. L'on évoque la présence de forces spéciales qui sont les groupe d’intervention rapide- GIR- qui sèment la terreur parmi les manifestants et les populations.

Entre autre j'ai eu à discuter le lendemain avec Djino au village.

Ah c'est bien tu écris dans les journaux?
oui il est de mon devoir à contribuer pour faire aboutir les revendications, mais aussi à dénoncer la répression pour que les choses ne se déroulent pas à huit clos.
Mais toi aussi il faut que tu fasse attention, tu t'expose trop au danger. Le rapport de force est inégal. l'objectif est de manifester pour faire aboutir les revendications sans pour autant mettre sa vie en danger.
Et d'autres aussi ont parlé à Djino et je pense que le rappel à l'ordre était bien enregistré.
Deux jours plus tard d'autres manifestations se sont déclenchées à Tigzirt.

La veille, les forces spéciales de la gendarmerie ont terrorisé Tigzirt. Ils ont saccagé des commerces et ont pillé des dépôts de vins.
Mais les manifestants ont de nouveau assiégés la brigades. Rody, un manifestants arrêté la veille vient d'être libérés sous les applaudissement et les cris de joie des manifestants.

Djino était un jeune très intelligent et consciencieux. Il était conscient que la manifestation de ce jour était risquée et va déboucher sur des drames. Avec le docteur Benkhemou, délégué du mouvement citoyen, Rachid Sidki, maire de la ville de Tigzirt il tentaient d'apaiser la situation et de prier les manifestants de cesser les hostilités. Djino se présente même au coeur de la manifestation. Il est arrivé aux mains avec certains de ses amis en vain.

Il s'est même introduit dans la mosquée de Tigzirt. Il s'est saisi du haut parleur pour faire des appels incessant pour arrêter les manifestations ,mais toujours en vain.

Djino était toujours inquiet. Avec le docteur Benkhemou il revient de nouveau vers la mairie située à près de 500 mètre à l'est. Avec le maire et le chef de daira, il tente de négocier une trêve, et demandent aux gendarmes de ne pas contre-attaquer les manifestants tout en espérant les convaincre de cesser les hostilités.

Le docteur est monté dans le bureau du maire et Djino est resté à l’extérieur à l'entrée de la mairie.

J'étais au temps limite pour envoyer un compte rendu au journal l'expression pour lequel je travaillais.
A Tigzirt ce n'était pas possible. Aucun fax n'est disponible et tous les commerces fermés y compris les buralistes. L'idée était de se rendre dans la mairie de Mizrana. Le maire étant un ami nous aidait et mettez le fax et les moyens de la mairie à notre disposition.
Soudainement, un bruit assourdissant envahit la rue. Les manifestants courraient. C'est le sauve qui peut. Des camion de gendarmes se lancent à vive allure dans toute les directions. Des détonations et des cris et les bruits des moteurs raisonnent dans l'atmosphère.
Djino était surprit. Il était prit au dépourvu, il ne savait pas comment faire. Il prend la fuite, puis il est encerclé de nouveau par une autre patrouille. Il reprend la grande rue. Au trottoir du siège de la daira, il était encerclé par des groupe de GIR sans foi ni loi. Aucune chance ne lui a  été donné. Un autre gendarme s'écrie à l'endroit de son collègue
Ayez peur de Dieu ne le tue pas!
Le gendarme haineux n'entendait rien. Djino reçoit plusieurs coups de poignard déchirant son corps et s'effondre au pied d'un arbre en lançant un cri!
Le forfait est accompli. Djino vient d'être assassiné alors qu'il avait les main vide, il était entrain de toute faire pour que ses camarades ne meurent pas dans cette journée maudite et finalement c'est lui qui meurt!

D'autres manifestants ont été poursuivi avec haine et aussi poignardés et blessés grièvement
D'autres n'ont eu leur salut qu'en plongeant à l'eau et en prenant le large!

Ces hommes surentrainés par l'Algérie dont la mission était de protéger le peuple et la nation, ont fait leur démonstration de force et de haine contre de jeunes manifestants, désarmés et demandant un minimum de droits.
La triste nouvelle a vite fait le tour de la région. J'étais encore au siège de la mairie de Mizrana lorsque la nouvelle est arrivée et les images terribles des premiers blessés évacués vers le centre de santé de Mizrana  arrivent avec les moyens de fortunes.
C'était la terreur, la colère, la mort! Un incroyable élan de solidarité a été vite mise en place. D'autres fausses nouvelles arrivent de partout et faisant état de plusieurs morts et de disparus. Certains de ces disparus blessés n'ont été retrouvé que le lendemain.

La nuit du drame, Tigzirté était en état de siège. De folle rumeurs ont été lancées, annonçant que les populations de la région vont attaquer avec des armes pour se venger.

Dans un communiqué honteux la gendarmerie niait avoir tué Djamel Tounsi. Mais la vérité a été vite rétablit grâce aux dizaines de citoyens qui ont témoigné contre ce lâche assassinat.
Djino était la 114e victime de cette liste macabre de mort durant ces événements.

Sept ans avant, son cousin Mohamed Tounsi avait trouvé la mort lors d'un accrochage avec les terroristes face au siège de la mairie de Mizrana. Mohamed avait 26 ans, Djino aussi avait 26 ans.
La veille de sa mort, il était dans un état étrange. La nuit il avait ouvert toutes les fenêtres de sa chambre et avait laisser raisonner les chansons de Matoub à haut décibels.

Il était aussi joyeux, car il venait de recevoir le fameux visa pour voyager en France. Finalement son visa était destiné pour l'au delà.

Le jour de la mort de son cousin, il était touché et impressionné. Il avait eu cette phrase prophétique :
"Moi aussi le jour de mon enterrement, vous allez voir il y aura beaucoup de monde!".

Djino est tombé en martyr. Il a eu droit aux funérailles d'un héros. Il est enterré  au pied du siège de la mairie de Mizrana. Il y avait foules immenses, sur fond d'émotion indescriptible pour l'accompagner vers sa dernière demeure.

Il se repose en face du lieu où son cousin est tombé en martyr sept ans avant. A l'instar des autres victimes, Djino est devenu depuis un symbole de la lutte pour une vraie Algérie, pour la démocratie, la justice et la liberté!.

Mourad Hammami



dimanche 29 mars 2015

Le colonel Amirouche, un Guerrier hors normes!

Amirouche Aït Hamouda, (en amazigh, ⴰⵎⵉⵔⵓⵛ ⴰⵉⵜ-ⵃⴰⵎⵓⴷⴰ) (né le 31 octobre 1926 à Tassaft Ouguemoun - mort au combat au sud de Boussada, le 29 mars 1959), surnommé par les Français « le loup de l'Akfadou » et « Amirouche le terrible », est un militant nationaliste algérien, colonel de l'Armée de libération nationale (ALN) et chef de la wilaya III pendant la guerre d'indépendance de l'Algérie.
 
D'une intelligence vive et d'un caractère décidé, âgé de moins de trente ans, il prend de sa propre initiative le commandement de la Wilaya III. Il devient, selon son biographe Saïd Saadi, la bête noire de la France qui mobilise vainement, pour en venir à bout, près de 11 000 hommes, auxquels s’ajoutent les unités locales, 8 généraux et 27 colonels lors de l’opération Brumaire en 1958.
L'image du colonel Amirouche est cependant loin de faire l'unanimité en Algérie. Il est notamment fortement critiqué pour les purges sanglantes qui se déroulent dans la Wilaya III durant l'opération bleuite et qui affaibliront durablement celle-ci. Il est trahi par certains de ses camarades et tombe dans une embuscade tendue par l'armée française le 28 mars 1959

 
Il est né le 31 octobre 1926, à Tassaft Ouguemoun, une petite localité du Djurdjura. Orphelin, il est le fils d'Amirouche Aït Hamouda et de Fatima Aït Mendès Bent Ramdane. À la mort de son père, il hérite de son prénom, comme l’exige la tradition. Un an après sa naissance, sa mère veuve prend ses deux enfants, Boussad, l’aîné, et lui-même ; elle quitte le village de son époux pour rejoindre le hameau dont elle est originaire, Ighil Bwammas, à une encablure de là. La famille des oncles maternels étant elle-même très pauvre, le jeune Amirouche devra apprendre de bonne heure à se rendre utile pour survivre et, le cas échéant, à aider sa mère et son frère, pourtant plus âgé que lui de trois ans.

Dans la région, une coutume veut que les garçons dont les parents sont morts ou particulièrement indigents servent chez des familles plus aisées dans lesquelles ils sont nourris en échange d’une aide confinant à la servitude. Il arrive ainsi que des personnes passent leur vie dans une forme de servage perpétuel, sans autre garantie que celle de se voir accorder leur pitance quotidienne. Ce statut est dénommé « acrik », ce qui équivaut à celui du serf de l’Europe médiévale.

C’est à ce sort qu’était destiné Amirouche Aït Hamouda dès sa prime enfance. Il réussit cependant à se faire scolariser tout en s’acquittant de ses nombreuses et pénibles tâches. Ces quelques années d’école sont déterminantes dans son existence : il y apprend à lire et à écrire et développe une capacité d’écoute qui lui permet toute sa vie de satisfaire son esprit curieux de tout.

Amirouche se marie, à Oued Fodda, avec sa cousine germaine. Son oncle-beau-père, plus riche que le reste de la famille, l'aide à monter un petit commerce de bijouterie à Relizane. C'est dans cette bourgade de l'Oranie qu'il retravaille et vend, entre autres pièces, les colliers, les bracelets et les bagues des Aït Yenni, dont la renommée artistique s'étend bien au-delà de la Kabylie. Cet artisan bien établi, a un jeune garçon, Amrane Ait Hamouda, dit Nouredine, futur député du RCD).

Amirouche s'engage en politique. Il approuve le leader nationaliste de la ville, le Dr Ahmed Francis, qui dénonce - c'est l'époque du proconsulat de Marcel-Edmond Naegelen - les élections truquées. Les options qu'il prend sont cependant plus radicales que celles du responsable de l'UDMA. Non content d'adhérer au MTLD et de quitter Relizane pour aller s'employer, à Alger, comme permanent au siège de ce mouvement, place de Chartres, il entre à l'O.S. Lorsque la répression s'abat sur l'Organisation Spéciale du MTLD, en 1950 - 1951, Amirouche est incarcéré. Libéré, mais interdit de séjour à Alger, il retourne, à sa sortie de prison, à Relizane, mais il va clandestinement passer les dimanches dans la capitale. Bien qu'il soit fort anticommuniste, il va souvent rendre visite à des amis du journal du PCA Alger républicain.

De la bijouterie au maquis

Comme il est surveillé de près par les polices d'Alger et de Relizane, il décide de se rendre en France. Il milite, à Paris, au MTLD, dans la kasma du 3e arrondissement (qui, après, le 1er novembre 1954, sera l'une des premières à adhérer à la Fédération de France du FLN lorsque celle-ci sera constituée par Terbouche Mourad). Rentré en Algérie, Amirouche apprend, à Alger, en décembre 1954, que son père, tout comme d'autres notables de la région, a été imposé pour un million de francs - « au hasard et injustement », proteste-t-il - par un leader local trop zélé du FLN. Il entre en contact avec le FLN de la région des Ouacifs, règle à l'amiable l'affaire de la taxe - la mesure qui avait frappé son père est annulée, puis il rejoint le groupe armé FLN le plus proche.

Amirouche y arrive à un moment crucial, puisque le chef du maquis de la zone de Michelet, Amar Ait Chikh, vient d'être tué dans un accrochage avec une unité française. Les combattants sont démoralisés. Amirouche leur donne des conseils pour se réorganiser. II le fait avec une telle autorité et un tel ascendant que les maquisards lui demandent de prendre la place d'Amar Ait Chikh. II accepte. L'initiative est hardie, car jamais encore un responsable FLN n'a occupé un commandement militaire sans avoir été préalablement désigné par l'échelon supérieur de la hiérarchie de l'organisation.

Rencontre avec Krim Belkacem

Au début de l'année 1955, on signale au chef de la wilaya III, Krim Belkacem qu'un certain Amirouche avait pris de sa propre initiative le commandement de la région de Michelet, après la mort de son chef Amar Ait Chikh. Il décide de juger lui-même, par un contact direct, s'il doit s'attacher ou éliminer Amirouche. Il s'installe, avec son escorte, à Illiten sur les hauteurs du Djurdjura, et il envoie à Ouacif un émissaire chargé de dire à Amirouche qu'il doit se présenter, seul, dès le lendemain, à ce P.C. bien camouflé. Krim Belkacem calcule que, compte tenu de la distance Ouacif-Illiten, le voyageur devrait atteindre le P.C. au coucher du soleil. Amirouche arrive, en fait, avec quatre heures d'avance sur l'horaire prévu.

Ce grand gaillard, moustachu et barbu, montre ainsi ses qualités de « coureur de djebels », un marcheur infatigable, capable d'abattre soixante-dix kilomètres dans sa journée et passe un premier test favorable. Krim Belkacem, qui avait une grande habitude des hommes de la montagne, le jugea très rapidement. Un dur, décidé, réceptif, tranchant, impitoyable. Il fallait se l'attacher ou le supprimer. L'entretien Krim Belkacem-Amirouche est d'abord assez tendu, car le chef de la wilaya III rappelle fermement à son hôte que personne n'a le droit d'exercer un commandement dans le FLN, de collecter de l'argent et de récupérer des armes sans avoir été, au préalable, dûment mandaté.

La défense d'Amirouche est habile. Il explique que s'il n'était pas intervenu, les combattants, désorientés par la mort d'Amar Ait Chikh, se seraient dispersés en petits groupes anarchiques ou seraient rentrés chez eux.
Il donna à Krim Belkacem ébahi des comptes rendus d'activité très bien rédigés d'une petite écriture fine, avec le nom des hommes, les comptes financiers au centime près. II n'y avait pas d'équivoque. Krim le jugea ferme et décidé, mais obéissant et remarquablement organisé.
 

Amirouche numéro 2 de la wilaya III

Krim Belkacem saisit le jeune chef d'une proposition précise, et qui est acceptée d'enthousiasme : Amirouche quittera sa « région d'origine » des Ouacifs, où il ne serait pas prudent de séjourner plus longtemps, et il deviendra le responsable FLN de toute la vallée de la Soummam, de El Kseur à Bouira. Son rôle sera d'implanter de nouveaux maquis dans cette zone difficile, travaillée par la propagande messaliste, et d'établir, via Bouira, une liaison avec la wilaya II (Constantinois) dont la wilaya III (Kabylie) est coupée.

La mission est accomplie. Un mois plus tard, des groupes de choc FLN bien organisés opèrent dans la vallée de la Soummam et Amirouche a noué, par courriers spéciaux, un contact avec les chefs des wilayas voisines. La direction du FLN constate qu'elle peut avoir, pour la première fois, une vision globale de l'action de l'ALN dans toute l'Algérie.

En mai-juin 1955, les opérations de l'armée française prennent, cependant, une telle ampleur que toutes les communications des wilayas sont à nouveau interrompues, y compris celle d'Amirouche avec la wilaya II. Néanmoins, Amirouche a remporté une victoire importante en écrasant, après un combat bien mené, le maquis MNA de Bellounis, qui était la plus grosse épine plantée au cœur de l'organisation FLN de Kabylie.

Amirouche, qui établit son quartier général à l'est du Djurdjura, dans la région des Bibans, s'est hissé au rang de principal adjoint de Krim Belkacem. Ce dernier le charge alors d'assurer la sécurité de la tenue du Congrès de La Soummam le 20 août 1956, concentrant dans la zone de l'endroit où devait avoir lieu la rencontre plusieurs centaines d'hommes tout en mettant au point une habile diversion pour attirer les forces d'occupation dans une autre partie de la Kabylie.
  • Des « maquis modèles »
Amirouche Aït Hamouda et Omar Ben Boulaïd
 
 
Doté d'une résistance physique extraordinaire, surnommé le « loup de l'Akfadou » et « Amirouche le terrible » (il lui arrive souvent de faire à pied, dans sa journée, des randonnées de 50 à 70 kilomètres), il se déplace sans arrêt. À son P.C., en revanche, cet organisateur qui aime la hiérarchie des postes et des responsabilités, se transforme en fonctionnaire pointilleux. II rédige lui-même, d'une petite écriture serrée, rapport sur rapport, dresse des organigrammes, fait fonctionner toute une bureaucratie avec ses papiers à en-tête, ses notes en triple exemplaire, ses cachets et ses tampons.

Il est particulièrement connu pour son tempérament brutal, psychorigide et intraitable, faisant régner, parmi ses troupes, une discipline très stricte et souvent même féroce, mais sa loi de fer est acceptée sans murmure parce que le chef est aussi dur pour lui-même que pour les autres. II partage entièrement la vie des combattants, prend sa part de leurs corvées (transport du ravitaillement, travaux de terrassement pour la construction des abris, etc.) et chante les poèmes dans lesquels le barde kabyle Si Muhand exaltait, il y a bien longtemps déjà, la résistance aux étrangers : « J'ai juré que de Tizi Ouzou Jusqu'à l'Akfadou, Ils ne me commanderaient pas… »


La réputation d'Amirouche est telle que les volontaires affluent dans ses groupes armés, dans ses maquis qu'Abane appellera un jour, au cours d'une réunion de direction du FLN, les « maquis modèles ». En juin 1955, le chef kabyle se trouve à la tête de 800 soldats constitués en unités homogènes dont la plus petite est le détachement de onze hommes. Bien armés, tous ces combattants sont aussi bien habillés grâce aux collectes d'argent que les percepteurs d'Amirouche effectuent dans différentes localités de Kabylie, surtout entre le 20 et le 30 de chaque mois, lorsque les travailleurs partis pour la France « l'exil au front », selon la formule de Si Muhand U M'hand, envoient leur mandat postal au pays natal. Les malades et les blessés sont soignés dans un service de santé qui fonctionne avec la collaboration secrète des médecins d'Alger.
 

La « guerre psychologique » est menée par Amirouche avec le même dynamisme que la « guerre des fusils. » Quand les autres zones de la wilaya III tirent leurs tracts à 150 exemplaires, celle d'Amirouche tire les siens à 1 500 exemplaires. Krim Belkacem a raison de dire que le jeune homme qu'il a recruté, six mois plus tôt, à lliten est devenu le meilleur de ses lieutenants. C'est en grande partie grâce aux combattants d'Amirouche que le chef de la wilaya III pourra soutenir honorablement, en juillet, le choc de la « division de fer » du général Beaufre, beaucoup plus offensive que les unités françaises précédemment engagées sur le terrain.


Lors du départ de Saïd Mohammedi, le conseil de la Wilaya le désigne comme successeur, fonction qu'il refusera pour appliquer la règle établie par l'ALN qui exige que le poste revienne à l'officier le plus ancien dans le grade, en l'occurrence Saïd Yazouren dit Vrirouche. Ce dernier, envoyé à Tunis, sera maintenu à son poste pour permettre la désignation d'Amirouche au grade de colonel.
Durant l'été 1957, il fut nommé au grade de colonel de la wilaya III après que Krim Belkacem et Saïd Mohammedi eurent rejoint le Comité de coordination et d'exécution (CCE).

L'épisode de la « bleuite »


En 1958-1959, une opération d'infiltration et d'intoxication à grande échelle, connue sous le nom de « Bleuite », montée par les services secrets français atteint ses objectifs et entraîne des purges internes extrêmement meurtrières au sein de la wilaya III. Ces purges touchent en plus grande partie des militants FLN fidèles considérés comme traîtres.
L'intoxication consistant à faire croire que certains des chefs FLN travaillaient pour l'armée française réussit. Le capitaine Ahcène Mahiouz (surnommé Hacène la torture), chef de la zone 1 de la wilaya III développe un processus infernal : arrestations, tortures, aveux forcés, dénonciations, liquidations, nouvelles arrestations. Amirouche ne met pas un terme à ce massacre et soutient son capitaine étant lui-même persuadé du complot. Il adresse ainsi une circulaire aux autres chefs des wilayas :
« J'ai découvert des complots dans ma zone, mais il y a des ramifications dans toutes les wilayas. Il faut prendre des mesures et vous amputer de tous ces membres gangrenés, sans quoi, nous crèverons!
J'ai le devoir de vous informer en priant Dieu pour que ce message vous parvienne à temps, de la découverte en notre wilaya d'un vaste complot ourdi depuis des longs mois par les services français (Godard et Léger) contre la révolution algérienne. Grâce à Dieu, tout danger est maintenant écarté, car nous avons agi très rapidement et énergiquement. Dès les premiers indices, des mesures draconiennes étaient prises en même temps : arrêt du recrutement et contrôle des personnes déjà recrutées, arrestation des goumiers et soldats « ayant déserté », arrestation de tous les djounoud (soldats) originaires d'Alger, arrestation de tous les suspects, de toutes les personnes dénoncées de quelque grade qu'elles soient et interrogatoire énergique de ceux dont la situation ne paraissait pas très régulière, le réseau tissé dans notre wilaya vient d'être mis pratiquement hors d'état de nuire après une enquête d'autant plus ardue que ses chefs étaient en apparence au-dessus de tout soupçon. »
Les arrestations, les dénonciations se multiplient en quelques semaines. À ce régime, les suspects racontent n'importe quoi et Amirouche se sent renforcé dans son espionnite. Cette vague d'épuration coûtera la vie à environ deux à six mille cadres et militants FLN. Amirouche précise que les traîtres sont surtout des personnes instruites, intellectuels, étudiants, collégiens, médecins et enseignants. La wilaya crispée par la méfiance se replie sur elle-même.
Cette opération causa plus de pertes à l'ALN que les combats eux-mêmes, et provoqua le ralliement de nombreux combattants affolés. Le principe du cloisonnement dans l'ALN et le devoir de réserve des principaux concernés aggravent la situation.
  • Lettre ouverte au colonel Godard
Par une lettre ouverte au colonel Godard, le colonel Amirouche s'adresse à lui pour lui faire savoir qu'il a découvert le prétendu complot… ce qui revient à lui annoncer triomphalement qu'il est tombé dans le piège. Cette lettre, intéressante à plus d'un titre, témoigne inopinément du respect que les officiers de l'ALN. ressentent pour un officier français. Leurs notions de l'honneur d'un officier français est telle qu'Amirouche est scandalisé que Godard, qu'il croit l'artisan du prétendu complot contre-révolutionnaire.
« Au lieu d'aller combattre loyalement les vrais Moudjahidines, vous, Godard, qui prétendez être officier ... vous avez préféré travailler dans l'ombre ... oui, colonel Godard, vous étiez né, élevé et grandi dans l'amour patriotique d'une nation civilisée et même civilisatrice, vous étiez destiné à jouer un rôle toujours grandissant dans l'armée en exposant votre vie, vos poitrines aux balles des Allemands, ou de toute autre nation, égale tout au moins à la vôtre, qui vous déclarerait là guerre. Jusqu'au jour où vous avez rejoint l'armée colonialiste, je n'ai rien à vous reprocher étant donné votre zèle et votre amour pour votre pays en le servant dans l'honneur et la gloire, et par tous les moyens appropriés ... Vous venez de ravaler votre honneur à celui d'un simple mouchard au service d'une poignée de colonialistes. »
Amirouche lui-même aurait déclaré que 20 % des exécutés étaient innocents, mais il se serait défendu en ces termes : « La révolution ne commet pas d’injustices, elle fait des erreurs. Pour éliminer la gangrène, il faut couper jusqu’à la chair fraîche. En tuant les deux tiers des Algériens, ce serait un beau résultat si l’on savait que l’autre tiers vivrait libre6. ».

Amirouche contre ceux de « l'extérieur »

  • Réunion inter-wilayas
À la fin de l'année 1958, la situation des wilayas est désastreuse. La révolte gronde à cause du manque d'approvisionnement en armes, munitions et argent pour la continuation du combat dans les maquis. Amirouche veut établir avec les chefs de wilaya une unité d'action à l'égard de l'extérieur. Une grande réunion se tint en wilaya II en pleine montagne au centre d'un triangle Taher-Mila-El Milia, du 6 au 13 décembre 1958. Elle marquait le premier désaccord violent entre les maquis de l'intérieur et la direction de la révolution qui est à l'extérieur. Son âme en était Amirouche qui comptait sur cette assemblée extraordinaire - la première depuis le congrès de la Soummam à se tenir en Algérie pour rétablir les vieux principes de primauté de l'intérieur sur l'extérieur. Il était temps de prouver à ces « révolutionnaires de palace », « les responsables embourgeoisés de Tunis et du Caire » que ceux qui se battaient dans les maquis devaient avoir une place prépondérante dans la direction de la révolution. Après avoir rencontré Si M'hamed et l'avoir convaincu de l'importance d'une telle conférence, Amirouche, qui se révèle le plus décidé des chefs de wilaya, se livre à un véritable travail de propagande anti-GPRA. Exploitant un sentiment d'amertume très général, il démontre aux autres chefs à quel point le GPRA, qui devait être le « prolongement » de l'intérieur à l'extérieur, les abandonnait.
« Nous devons dès aujourd’hui taper du poing sur la table et demander des comptes au GPRA pour son attentisme, son incurie, son incapacité à résoudre le problème du franchissement du barrage français à la frontière algéro-tunisienne, ses actions répressives contre nos frères de l’ALN qui ont voulu récemment dénoncer ses méthodes dictatoriales et bureaucratiques et qui se retrouvent aujourd’hui en prison. Nous devons enfin lancer un appel public à l’opinion algérienne pour lui faire connaître nos positions. Ils font de la politique sans faire la guerre, nous devons reconsidérer toute notre stratégie de la conduite des affaires. L'intérieur se trouve délaissé, livré à ses propres moyens. Le GPRA pas plus que l'état-major général - qu'il soit de l'Est ou de l'Ouest - ne nous envoie d'armes ni de munitions. Le barrage devient pour nous infranchissable. Et eux, avec leur armée des frontières, ne font rien pour le franchir et nous ravitailler. »
Sentant que son sentiment était partagé par les chefs de wilaya présents, Amirouche poussa son avantage. II était impossible que le GPRA soit le leader de la révolution puisqu'à la Soummam on avait défini la primauté de l'intérieur sur l'extérieur. Le GPRA n'était donc constitué que par des « émissaires » des maquis. « Les véritables chefs de la révolution sont à l'intérieur, s'écria Amirouche, on ne saurait accepter un état-major qui ne soit pas au combat à nos côtés ! »


Autour d'Amirouche, Si M'hamed (wilaya IV), Si El Haouès (wilaya VI), Hadj Lakhdar (wilaya I). Manquaient à l'appel les chefs des wilayas II et V, (le Constantinois et l'Oranais). Avec eux, Amirouche, qui tentait de regrouper autour de son nom le mécontentement des chefs de l'intérieur, avait essuyé deux échecs. Ali Kafi, le chef de la II, l'avait néanmoins reçu, entouré de Lamine Khene, nouveau secrétaire d'État du GPRA, et de Çaout EI·Arab qui allait devenir son successeur. Ben Tobbal, au sein du GPRA, avait gardé une telle autorité sur ses hommes restés à l'intérieur que ceux-ci malgré leur amertume et leurs difficultés ne pouvaient imaginer que leur ex-patron les laissât tomber.

 Si le GPRA. ne les aidait pas plus c'est qu'il y avait des difficultés qui les dépassaient. Ali Kafi avait refusé de participer à la réunion. De même, à l'ouest, Boussouf le bras droit de Boumediene et patron du redoutable service de renseignement de l'ALN le MALG, gardait la haute main sur ses hommes. En outre, Boumediene, qui était l'homme fort de la wilaya V et de l'état-major général de l'ouest (et futur chef du clan d'Oujda), donnait beaucoup plus d'importance à l'avenir qu'aux « querelles » d'Amirouche et n'entendait pas s'élever contre le GPRA sous la bannière d'Amirouche. Lorsqu'il le jugera utile, un an plus tard, il sera chef d'état-major général et c'est lui seul, Houari Boumediene, qui décidera d'ouvrir les hostilités entre l'état-major et le GPRA.

Mais Amirouche, montagnard farouche et décidé, ne s'était pas embarrassé de ces deux « abstentions ». Les WIlayas I, III, IV, VI, représentant les deux tiers de l'Algérie combattante, décidèrent donc de taper du poing sur la table et d'adresser au GPRA une véritable mise en demeure : l'extérieur devait se soumettre à l'intérieur. Grisé par son succès, Amirouche voulut même adresser ce coup de semonce face à l'opinion publique. Ses compagnons le retinrent à temps sur cette pente dangereuse.
« Réglons notre affaire discrètement, dévoiler publiquement nos dissensions internes risquerait de povoquer une scission dont profiteraient les Français. »
C'était une véritable déclaration de guerre contre le GPRA. Amirouche menait la tête d'un mouvement de révolte contre l'autorité centrale.
  • Amirouche ne sera pas général
Après la réunion inter-wilayas les ambitions d'Amirouche sont immenses. Il espère faire comprendre à « l'extérieur » que sa tutelle est nécessaire aux autres régions où personne n'est en état de faire face à l'extension de la « subversion ». Ce qu'il ambitionne, c'est un poste que nul n'a occupé : celui de général en chef commandant tout « l'intérieur » - titre qui n'a jamais existé et dont on comprend que « l'extérieur » s'opposât à ce qu'il existât jamais. Car celui qui l'aurait atteint aurait tenu « l'extérieur » à sa merci.

L'épuration commencée en Kabylie devait s'étendre non seulement à la totalité des maquis mais encore à tous les services extérieurs du FLN, à commencer par le GPRA, l'Armée des frontières, l'État-Major Général (EMG) et le MALG. Amirouche se sentait l'homme de la situation. Son ambition était sans limite. L'ascétique ouvrier bijoutier de Tassafth Ouguemoun avait l'âme d'un « réformateur » puritain. Il brûlait de rendre sa pureté originelle à une révolution qui s'en écartait singulièrement. Le sort allait en décider autrement.

Dernier voyage du colonel Amirouche

Carte de la bataille de Djebel Tsameur au sud de Boussada Le colonel Amirouche y trouvera la mort en mars 1959.

  • Sa mort
Amirouche qui voulait se présenter à Tunis pour rencontrer le GPRA, le 6 mars 1959, se met en route, entraînant avec lui Si El Haouès, escortés par le commandant Amor Driss, accompagnés par 40 djounouds. Le parcours de son P.C. de l'Akfadou à Tunis est une expédition d'une durée non limitée et d'un danger permanent. Ils sortent de Kabylie et passent vers le sud, entre Djelfa et Boussada avant de rejoindre la frontière tunisienne. Mais, son itinéraire fut communiqué au commandement français par un opérateur radio du MLAG aux ordres de Boussouf, qui désirait se débarrasser de ces deux « contestataires » trop encombrants

Le colonel Ducasse du 6e RPlMa, informé de l'itinéraire et des horaires, décide de leur tendre une embuscade entre le djebel Tsameur et le djebel Djininibia, à 75 kilomètres au sud de Boussada. Les quarante hommes de l'escorte résistent avec courage aux attaques de nombreux soldats français qui les encerclent. Amirouche et ses hommes se cachent dans des grottes des falaises et il est impossible de s'approcher. Il faut faire venir la Légion, le 2e escadron du 1er régiment de spahis, et un régiment d'infanterie en renfort.

L'aviation et les canons des EBR Panhard pilonnent les grottes. Après un combat, violent et inégal (40 djounoud contre 2 500 soldats français), on dénombre cinq prisonniers et trente-cinq tués algériens. Parmi les cadavres, le colonel Amirouche et Si El Haouès.

La fouille des documents trouvés confirment que c'est bien Amirouche. Mademba Sy et Bole du Chaumont trouvent même un million et demi en billets, somme qui trouvera place dans la caisse noire du régiment. Ducasse, ne veut croire que ce qu'il voit, avant de transmettre la nouvelle à Alger.

L'examen des documents trouvés dans les musettes, révéla un certain état d'esprit régnant dans les Wilayas, fortement éprouvées par les opérations successives, sans avoir d'aide, ni soutien de la part des états-majors de l'ALN. Amirouche incitait le GPRA, à Tunis, à lancer des séries d'opérations en France, avec le soutien, la complicité, des « porteurs de valises ». Enfin dans une poche d'Amirouche, Bole du Chaumont trouve liées ensemble comme des lettres d'amour les lettres remises par le colonel Godard et le capitaine Léger aux messagers qu'ils envoyaient sur les sentiers de la wilaya III à de prétendus correspondants. Ces lettres constituaient pour Amirouche la justification de ses purges. Pour ceux qui les compulsèrent, elles prouvèrent qu'il s'était lui-même enfermé dans le piège dans lequel il était tombé et que la « bleuite » affligerait désormais sans répit les wilayas.

Un hélicoptère Sikorsky H-34 se pose en fin d'après-midi, pour ramasser les corps « importants » d'Amirouche et de Si El Haouès qui sont présentés à la presse. Ait Hammouda, cousin d'Amirouche, ramené de Tassaft, identifiera avec certitude le corps du colonel Amirouche, devant les journalistes.
L'armée fera embaumer les corps. De nombreux officiers et soldats se feront photographier devant les dépouilles par les journalistes accourus. En hâte, l'armée fera imprimer des milliers de tracts que des avions répandront sur les maquis de toutes les wilayas : « Le chef de la wilaya III, Amirouche, le chef de la wilaya VI, Si El Haouès, sont morts. Quittez ceux qui vous conduisent à une mort inutile et absurde. Ralliez-vous ! Vous retrouverez la paix! »

À Tunis, le GPRA déclara qu'il n'avait pas confirmation de la mort du colonel Amirouche et de Si Haouès, ajoutant que « cela ferait deux morts glorieux de plus que compterait notre cause, mais n'entamerait pas la ferme résolution de nos combattants pour qui l'idéal reste le même. »

Dépouille du Colonel Amirouche

Statue de Amirouche à Asqif-n-Tmana
 
Le colonel Amirouche et son compagnon Si El Haouès n'en avaient pourtant pas fini avec la vindicte de leurs camarades de combat du clan d'Oujda installés au Maroc. Six ans après leur mort, en 1965, le colonel Boumédiène, devenu président, fit déterrer et cacher leurs dépouilles clandestinement dans les sous-sols d'une caserne de gendarmerie à Alger, épisode qui est lui-même controversé. Elles ne seront récupérées par son fils Nordine Aït-Hamouda que dix-sept ans plus tard. Elles sont réhabilitées et inhumées dignement au cimetière d'El Alia.

Le pays commémorera, 25 ans après, leur disparition, et donnera le nom d'Amirouche à un boulevard d'Alger. L'image du colonel Amirouche est néanmoins loin de faire l'unanimité en Algérie. Il est notamment fortement critiqué pour les purges sanglantes, les exécutions d'innocents et la liberté d'action laissée à Ahcène Mahiouz durant l'opération de la bleuite qui affaibliront durablement la Wilaya III

Source: Wikipédia .

samedi 28 mars 2015

Qui veut du mal au journaliste Rachid Yahou d'Azazga ?

Déclaration:

Qui veut du mal à notre ami et collègue Rachid Yahou Journaliste qui est à Azazga. Ils ont truqué une vidéo authentique, pour faire un montage et faire croire que Rachid insulte l'Islam et les terroristes. C'est une manœuvre très dangereuse à travers laquelle on veut tout simplement jeter ce malheureux journaliste sur la voie publique pour le lyncher et le tuer!
C'est une équipe de notre entreprise Mizrana Production qui a été dépêché récemment à Azazga pour faire un reportage sur la crise et les tensions qui caractérisent cette mairie depuis six mois. Ces reportages sont diffusés dans la chaine d'information algérienne Numidia News.

Par la suite et comme le plus souvent, cette vidéo a été mise en ligne sur Youtube. Des inconnus malintentionnés ont par la suite saisi cette vidéo pour la truquer, prendre le passage de Rachid Yahou lors de son intervention, et ont effacé sa voix, pour la remplacer par une autre qui tente de faire croire que Rachid insulte l'Islam, insulte le terroristes islamistes.
Évidemment toute personne ayant un minimum de connaissances pour le monde de l'audiovisuel reconnaitra facilement que la voix et l'images ne se correspondent pas le truquage est flagrant!.

Voir la vidéo ici

Mais la question reste poser: Qui veut porter atteinte à ce journaliste à travers cette manœuvre dangereuse?.

La vidéo manipulée a été mise en ligne le 24 mars 2015 dans un compte youtube anonyme dénommé Free tube. Elle a été visionné plus de 200 fois déjà.
A signaler que Rachid Yahoo est également un militant du nouveau parti de Benflis.

Vidéo authentique à voir ici


Évidemment nous dénonçons cet acte lâche et indigne et nous exprimons notre profond soutien au journaliste Rachid Yahou.

vendredi 27 mars 2015

Opération de nettoyage au barrage Taksebt de Tizi-Ouzou

 
Ont participé à cette opération, pas moins de 11 associations, les mairies de la région et bien d'autres organisations.

Parmi les associations ayant participé à cette opération de nettoyage, l'on compte Tizizwits, Agrawliw, Jak elkhir, croissant rouge, fondation Matoub Lounes etc.
 
L'on compte également des mairies, à l'exemple de Ait Mahmoud, Irdjen, Beni Douala, la direction de la pêche de Tizi Ouzou etc.

Reportage Photos: Mizrana Production



















jeudi 26 mars 2015

Le journaliste-citoyen, l’autre front de la liberté


[Par Mourad HAMMAMI]

Internet est une prouesse technologique révolutionnaire. Nous sommes dans la mondialisation. Le monde devient un petit village dans lequel l’information, les supports, les produits se déplacent et s’échangent virtuellement à la vitesse de la lumière.
Aux côtés d’Internet, l’on compte le monde de l’audiovisuel qui se démocratise. Désormais, la caméra, la vidéo ne sont plus le monopole d’une caste de la société.
 (source : pimentjoyeux.wordpress.com)
 C’est dans ce giron que naît un autre front, une autre forme de journalisme. Tout le monde presque peut être journaliste, sans pour autant brader le vrai métier de journaliste. Bien avant, aux premières lignes de combat pour un monde libre, l’on retrouve une poignée de journalistes esseulés, sans moyens, mal entourés et toujours, dans la ligne de mire, des détracteurs de la liberté.

De nos jours, le front connait des métamorphoses extraordinaires et s’explose. On n’est plus dans une ligne de combat formée par une poignée d’hommes, mais dans un vaste champ de lutte, un mur de combat formé par des millions d’hommes et de femmes.

L’an 2011, les pays de l’Afrique du Nord, connus sous le nom des pays du monde arabe avaient vécu une série de soulèvements appelés le printemps arabe.

Dans ces événements, le journalisme citoyen avait joué un rôle clef pour briser l’embargo médiatique et faire tomber les dictatures.

Par contre, 13 ans en arrière, l’Algérie, à titre d’exemple, avait connu un soulèvement similaire, en octobre 1988, ayant provoqué la mort de plus de 400 personnes et ayant contraint le pouvoir à passer du système unique vers l’ouverture démocratique. Mais tous ces événements ce sont déroulés à huit clos, vu le manque de moyens.


Chaque jour apporte son lot de développement dans ce nouveau monde de communication. Même les télévisions, les journaux, les radios sont en train d’être dépassés.

Le nouveau monde de la Com se définit dans les réseaux sociaux, particulièrement sur facebook, twitter, gmail etc.

Cela ressemble à la ruée vers l’or. Les réseaux sociaux sont une esplanade planétaire d’information. Les tv, les journaux, les radios, les entreprises, les institutions, les partis, les personnalités politiques ont été contraints de se délocaliser en partie vers ce monde pour survivre, continuer d’exister et avoir de la visibilité.

N’importe quel citoyen peut, désormais, mettre en ligne une vidéo, une information, un texte, une photo, un dessin et s’exprimer librement, mais aussi dénoncer et lancer des campagnes sur un sujet dans l’intérêt commun, l’intérêt de la liberté, de l’humanité et de la démocratie.
Mais pour autant le rôle du journaliste se dresse tel un mirador, un repère, un guide qui indique l’orientation dans ce magma, ce monde trop libre, souvent sans foi ni loi où il existe de multitudes embûches.


Le journaliste, de par son savoir, son expérience est là pour éclairer, détecter les manipulations, les vraies-fausses informations etc…
Sur Internet, en plus du positif et de son efficacité, l’on retrouve un coté obscur, un monde parfois impitoyable.

Dans l’envers de la médaille, il existe de fausses vidéos ou des mises en scènes, de l’escroquerie, des images retouchées, des sites de propagande, des sites satiriques, de vrais-fausses identités ou d’usurpation d’identité et beaucoup d’autres choses très mauvaises.

Souvent, le journaliste est là tel un pédagogue, un guide, un professeur qu’on écoute, qu’on sollicite, qu’on croit lorsqu’il donne un avis, un éclairage sur une polémique ou une information quelconque.
Ce nouveau monde virtuel formé par le NTIC est dans l’ensemble positif pour ‘humanité. Il est une force, une lumière incroyable pour illuminer l’autre moitié de ce monde obscure, celui de l’injustice, du populisme, du confinement, de l’imposture et des dictatures.

Ces millions de citoyens qui atterrissent soudainement dans le monde du journalisme sont une force révolutionnaire qui vient épauler, stimuler et réconforter le journaliste dans son chemin de lutte pour un monde meilleur.

  le 25/03/2015 article publié dans le journal loeildelexile.org

Terrible et incroyable! : le copilote a volontairement dirigé l'appareil vers le sol

Terrible et incroyable!
Crash dans les Alpes : le copilote a volontairement dirigé l'appareil vers le sol
C'est ce qu'a indiqué le procureur de la République de Marseille, Brice Robin, lors d'une conférence de presse, jeudi.
lors d'une conférence de presse, jeudi.
Par Ariane Nicolas, Catherine Fournier, Benoît Zagdoun

Le copilote de de l'A320 de Germanwings, qui s'est crashé dans les Alpes-de-Haute-Provence, a volontairement dirigé l'appareil vers le sol, a indiqué le procureur de la République de Marseille, jeudi 26 mars, lors d'une conférence de presse. Ces informations ont été livrées par l'enregistrement des voix dans le cockpit, et l'analyse de la boite noire retrouvée. Le copilote était seul dans le cockpit au moment du drame, a ajouté le magistrat.

Le procureur a communiqué le nom du copilote, qui se nomme Andreas Lubitz. Le Wall Street Journal diffuse également ce nom. Il avait 28 ans.
Cet avion est alors en pilotage automatique. Le commandant sort en lui laissant les commandes, sans doute pour "satisfaire un besoin naturel".

Les journalistes s'interrogent sur les réponses "laconiques" donnée par le copilote au commandant, au moment du briefing sur l'atterrissage à Düsseldorf. Le procureur confirme qu'il ne s'agit plus d'un véritable échange comme pendant les 20 premières minutes. Le copilote formule des réponses courtes.

"Il est de nationalité allemande, point et il n'est pas répertorié comme terroriste si c'est ça que vous voulez dire", répond le procureur à une question d'un journaliste sur "l'origine ethnique" du copilote.
Effrayant, je n'ose imaginer la peur de tous les passagers et de l'équipage en voyant le commandant incapable d'entrer, en entendant l'alarme, en voyant l'avion descendre...
Suicide ou terrorisme donc, l'examen de son passé en dira plus...

mercredi 25 mars 2015

Crash d'un avion A320: L'un des pilotes était enfermé hors du cockpit au moment du crash

L'analyse de la boite noire contenant les enregistrements des voix dans le cockpit apporte de nouveaux éléments sur le crash de l’A320 de la compagnie Germanwings, mardi dans le Sud-Est de la France. Selon le New York Times, l'un des pilotes se trouvait hors du cockpit au moment de la descente de l'avion.

Une source militaire «liée à l'enquête», citée par le quotidien, décrit la conversation entre les deux pilotes dans le cockpit comme «très fluide, très calme». Puis l'un des pilotes quitte le cockpit et ne peut plus y revenir.
 

«Il essaie de défoncer la porte»

«Le type dehors frappe doucement à la porte et il n'y a pas de réponse», selon l'enquêteur cité par le New York Times. «Puis il frappe plus fort et il n'y a toujours pas de réponse. Il n'y aura jamais de réponse. On peut entendre qu'il essaie de défoncer la porte», précise l'enquêteur.

Ces nouvelles informations permettent de réduire les hypothèses sur les causes du crash, mais posent aussi de nouvelles questions. «On ne sait pas pourquoi il est sorti, mais une chose est sûre, à la fin du vol, l'autre pilote est seul et n'ouvre pas la porte», conclut la source anonyme du journal américain.
Selon le journaliste de CNN Richard Quest, si l'un des pilotes quitte le cockpit, il doit systématiquement être remplacé par un autre membre d'équipage de manière à ce que deux personnes soient présentes en permanence dans le poste de pilotage. Les éléments rapportés par le New York Times n'indiquent pas si c'était le cas au moment du crash.

Sourec: 20mniutes.fr

Tigzirt: Grève des commerçant ce dimanche le 29 mars


Pour protester contre une foire implantée dans l'espace du marché hebdomadaire depuis deux jours, les commerçants de la ville de Tigzirt vont organiser ce dimanche un mouvement de protestation, par entre autre l'observation d'une grève générale.



Selon les protestataires, " il est injuste à ce que ce sont nous qui paient les charges, dont les impôts et d'autres commerçants occasionnels viennent en profiter et nous siphonner la clientèle dans une concurrence déloyale et de la politique du bradage"  nous  a déclaré un commerçant de Tigzirt.
Bien avant ces commerçant en colère avaient tenté de dialoguer en vain avec les autorités locales de cette ville.

Le mercredi dernier, jour du marché hebdomadaire dans cette ville, des affrontements ont failli avoir lieu entre ces commençants de la braderie et les autres commerçants habituels qui s'installent chaque semaine dans ce marché hebdomadaire.

Malaysia, Air Algérie, AirAsia, Germanwings : année noire pour l’aviation civile

Il y a un an, le vol MH 370 de la Malaysia Airlines disparaissait entre Kuala Lumpur et Pékin, avec 239 personnes à bord. Depuis, plusieurs avions civils se sont écrasés aux quatre coins du globe. Retour sur les accidents de ces 12 derniers mois.

24 mars 2015 : un Airbus A320 de la Germanwings, la compagnie low cost de la Lufthansa, s’écrase dans les Alpes de Haute-Provence, dans le sud de la France, avec 150 personnes à bord. Il n’y aurait aucun survivant selon le président François Hollande. Le vol devait assurer la liaison Barcelone – Düsseldorf.

28 décembre 2014 : le vol QZ8501 de la compagnie AirAsia disparaît des écrans radar. Cet Airbus A320-200 effectuait la liaison entre Surabaya, ville de l’est javanais, et Singapour, avec 162 personnes à bord. Aucune n’a survécu. À ce jour, l’épave de l’avion qui se serait probablement abîmé en mer n’a pas été retrouvée.
 
24 juillet 2014 : le vol AH5017 d’Air Algérie s’écrase dans le nord du Mali, environ 30 minutes après son décollage. L’avion reliait Ouagadougou à Alger, avec 116 passagers et membres d’équipage à bord. Tous ont péri dans l’accident, imputé notamment à de mauvaises conditions climatiques. Parmi eux, 54 ressortissants français.

23 juillet 2014 : Le vol GE222 de la compagnie taïwanaise TransAsia Airways s’écrase dans un vol court à destination d’une île touristique de l’archipel de Penghu, au large de Taïwan. L’avion a fait une première tentative avortée d’atterrissage par très mauvais temps, avant de s’écraser à la seconde tentative. Quarante-huit personnes sont mortes, dont deux Françaises ; 10 ont survécu.

17 juillet 2014 : un Boeing 777 de la Malaysia Airlines s’écrase près de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, avec 298 personnes à bord. Le vol MH17, qui assurait la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur, a probablement été abattu par un missile sol-air tiré d'une zone contrôlée par des séparatistes pro-russes. Les autorités de Kiev et les rebelles s'accusent d'être à l'origine du tir.

8 mars 2014 : disparition du vol MH 370 de la Malaysia Airlines, qui reliait Kuala Lumpur à Pékin. Malgré un déploiement d’efforts sans précédent et des recherches qui ont déjà coûté 15 millions d’euros, aucun débris de l’avion n’a été retrouvé à ce jour. Les 239 passagers sont toujours portés disparus.

Source : france24

mardi 24 mars 2015

Vidéo/ Matoub Lounes "Pourquoi l'on honore Okba ben Nafaa au détriment de Koceila!?"

Nous reproduisONS dans cet article, l'extrait vidéo du témoignage de Matoub Lounes. Avec un regard perçant tel un lion libre, Matoub diverse ce qu'il a comme colère dans le coeur contre la pauvre Algérie, défigurée, détournée, mystifiée.
Il évoque l'école algérienne, l'islam et Oqba Ben Nafaa dans une déclaration sans détour profonde et très politique.

"Moi j'accuse l'école d'abord! "
"L'école, c'est votre fils demain qui sera un terroriste. Votre fils est un terroriste potentiel. Il faut décentraliser l'école. 

Pourquoi c'est un même programme qu'on a pour tout le monde?
 Vous avez envie d'envoyer votre fils dans une école coranique, c'est votre problème. J'ai envie d'envoyer mon fils dans une autre école, c'est mon problème. Pourquoi m'entrainer avec vous dans le précipice? Non! je refuse.

Pourquoi qu'on honore un ennemi de l'Algérie au détriment d'un fils de la nation de l'Algérie?
Pourquoi l'on honore Okaba ben Nafaa au détriment de Koceila!?

Aujourd'hui on retrouve une école Okba, une mosquée Okba, une ville au nom de Okba!
Vous pouvez prénommer votre fils au nom de Okba. Mon fils je peux le prénommer Koceila aussi!



Il peuvent se rencontrer demain dans l'histoire. Il peuvent se rencontrer dans une même classe d'école, devant un même cours d'histoire. 
Et que ce qui va se passer?
Pourquoi veulent-ils cacher l'histoire aux algériens?

L'algérien n'est pas arabe est ce que je sache?
Quant à l'islam, c'est individuel!
Je ne suis pas musulman, ça ne veut pas dire que je ne suis pas algérien. ça ne veut pas dire que je ne suis pas nationaliste. ça ne veut pas que je ne veux pas donner la dernière goute de mon sang pour cette pauvre Algérie! ...."

Mourad Hammami

Mort suspecte du jeune chanteur berbère Marocain Rifinox

La mort de Houssain BELKICH, alias RIFINOX, une tragédie de plus dans le RIF...! Par Rachid OUFKIR

Le corps découvert ce dimanche 22 mars 2015 dans la forêt à Iznoudn prés du village de Ihdaden est bien celui de Hussain BELKICH, 22 ans. Il gît désormais à la morgue à l’hôpital El Hassani à Nador (RIF)

Le corps de la victime a été retrouvé par un groupe de personnes en randonnée, en état de décomposition avancée et il n’a pu être identifié que grâce à ses effets personnels, notamment ses chaussures.

Le 2 mars 2015, il avait été porté disparu, suite à quoi sa famille a donné l’alerte et signalé sa disparition. Un avis de recherche a été diffusé largement sur les réseaux sociaux.

La victime était sorti de la maison familiale pour faire des achats, depuis il n’y est pas retourné. Sa famille ne connait toujours pas les causes et les circonstances de sa mort. Les autorités locales n’ont toujours pas communiqué à ce sujet.

L’affaire va faire couler beaucoup d’encres : Règlement de compte, mort accidentelle après une bagarre ou assassinat politique ?

Hossain n’avait aucun casier judiciaire et n’était pas un voyou non plus qui jusitifierait un réglement de compte. Sa mort a rapidement été classée comme “suspecte”.

Aucune piste n’est à écarter. Pour le moment nous ignorons si une autopsie a été pratiquée pour préciser les circonstances de sa mort et aucune communication n’a été faite là-dessus.

Cependant il faut se montrer prudent sur toute hypothèse et attendre les conclusions du médecin-légiste, encore que.... ! 

Vidéo

Artiste engagé

Houssain BELKICH est un militant connu du public dans tout le RIF pour son engagement pour l’identité et la culture amazighe dans le RIF.

Hossain est un artiste un peu particulier dans l’univers du RAP, ses productions à succès sont dues un style se caractérisant par la dimension politique de ses paroles, ses thématiques sociétales, son engagement et la pensée individuelle incarnée dans ses chansons. Il a toujours fait ses propres recherches dans la patrimoine écrit et verbal rifain afin de composer ses propres poèmes.

A travers ses œuvres l’artiste souligne plus particulièrement les inégalités sociopolitiques et économiques dans son environnement.

Depuis son enfance il écrivait des poèmes mais pour avoir plus d’échos, il fallait trouver un cadre adéquat, et ce fut le rap, et c’était en 2012, c'est là qu’il a pu exercer son talent, par le biais duquel il pouvait faire passer ses propres messages sans être censuré. Ce fut le cas de sa chanson « Azul » ou « Azzough » . c‘est ce talent qui lui a fait découvrir l’immensité de l’identité amazighe et il ne cesse d’inciter la jeunesse à s‘y attacher plus pour ETRE.

Ces dernières années le RIF a vu naître ce style musical où la conscience politique y est plus forte. Le rappeur RIFAIN, comme partout ailleurs, s’exprime dans un langage politiquement incorrect et en Tamazight sur la marginalisation, la jeunesse, l’immigration, le délabrement de la culture.
Les textes en général, sont imprégnés par des idées de révolte et le rejet des mouvements politiques qui contribuent grandement à la situation actuelle du RIF.

Pour sa propre promotion artistique, c’était le système “D”, il était question de s’appuyer sur ses moyens personnels pour prospérer dans sa voie artistique. Ses vidéos-promotionnelles, c’était lui-même qui les finançait sans l’espoir de faire des profits éventuels, dans ce sens il reproche à la puissance publique makhzenienne de dilapider de l’argent des contribuables pour faire la promotion des artistes étrangers. Il fait le constat amer d’artistes de talent dans le RIF mis au ban des manifestations culturelles dans le but cynique de tuer l’art local.

Un impressionnant élan de solidarité et d’étonnement affiché par ses connaissances dés que la nouvelle de sa mort est tombé...

Rachid OUFKIR 

Urgent! France: Crash d'un A320, aucun survivant

Urgent!
France:

Un A320 de la compagnie allemande Germanwing s'est écrasé ce mardi matin vers Digne
Le A320 de la compagnie Germanwings, effectuant la liaison Barcelone-Dusseldorf s'est écrasé dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Il y avait 142 passagers et 6 membre d'équipage. la majorité des passagers étaient de nationalité allemande.

Le responsable de la campagnie parle d'un jour noir. Nous informations indiquent qu'il n ya aucun survivant dans ce terrible crash!
c'est la plus grande catastrophe en France depuis au moins 15 ans.

La fille de Krim Belkacem "Mon père n'était pas un tueur mais un guerrier !"

La TV KBC du journal arabophone El Khabar est allé à la rencontre de Kawther, la fille de Krim Belkacem, l'un des hommes clef et chefs de la guerre d'Algérie.

Cela a eu lieu suite à la réalisation récente d'un film sur le héros Krim Belkacem.
 
La fille de Krim a critiqué sans détour, le détournement de l'histoire qui n'a d'autres objectif que la malversation, la corruption et tenter de déposer l'Algérie dans un terrain d'histoire fabriquée et loin de la réalité.


Voir la vidéo

 
Elle n'avait même pas été invité pour la projection de ce fameux film retraçant le parcours de son père réalisé par Ahmed Rachedi. Elle se posent également des question sur le budget de 35 milliards alloué pour la réalisation de ce film, alors que celui sur Fatma n'Soumeur un budget de plus de 120 milliards lui a  été alloué.

" Le film n'a jamais évoqué la dimension politique et internationale. Après que les maquis aient été détruit, Krim Belkacem avait su donner une revanche politique pour l'Algérie.  On a pas parlé de l'ONU. On a pas parlé de sa relation avec le leader chinois Mao Zedong. On a pas parlé de sa démonstration édifiante à la ligue arabe. On a pas parlé de la création du GPRA.....Moi je souhaite voir la 2e partie et la 3e partie est une autre paire de manche!" avait déclaré Kawther, la fille de Krim Belkacem.

Et d'ajouter: "C'est lui qui avait fait appel à Abane Ramdane. Il s'aimaient et ils s'entendaient bien. Mon père n'était pas un tueur, il était un guerrier".


Mourad Hammami
 


lundi 23 mars 2015

Algérie: 1962-1988 le tableau noir d'un pays malade!

1962 : L'Algérie recouvre son indépendance après 132 années de présence française . Durant le conflit, le F.L.N s'était scindé en deux branches armée, l'une se trouvant à l'extérieur (dominée par les Arabes) et l'autre activant à l'intérieur (Berbères Kabyles et Chaouis).

Après l'instauration d'un cessez le feu le 19 mars 1962, l'armée de l'extérieur basée en Tunisie déferla sur le pays. Possédant un armement de guerre impressionnant, elle se lancera à l'assaut des villes et en particuliers d'Alger la capitale. Une nouvelle guerre appelée "la guerre des wilaya" s'enclencha. Beaucoup y perdront leur vie. 

Les maquisards que l'armée française n'avait pas pu neutraliser le seront par le feu et la lame . Dirigée par Houari BOUMEDIENNE et BEN BELLA, l’armée des frontières parviendra à leur fin. Sa lâcheté aura raison de la naïveté des Kabyles et des Chaouis. Aussi allons nous retracer cette période s'étalant de 1962 à 1988. 

19.03.1962 : Cessez le feu entre les maquisards du F.L.N. et l'armée d'occupation française.

05.07.1962 : L'indépendance de l'Algérie est proclamée après un  référendum qui donnait plus de 95% de voix aux indépendantistes.
25.07.1962 : L'armée des frontières, assistée de la wilaya 1 s'empare de villes de l'est du pays, Constantine, Annaba et Skikda.

30.07.1962 : Les éléments de la wilaya 1 font leur entrée à M'sila et procèdent à l'arrestation d'un dirigeant du F.L.N. "intérieur", Mohamed BOUDIAF.

20.08.1962 : Affrontement aux portes d’Alger. La wilaya 4 repousse une attaque de l'armée des frontières. Bilan : 10 morts.

30.08.1962 : Attaque de grande envergure des extérieurs sur Boghari, Sidi Aissa et Sour El Ghozlane. Celle ci se soldera par l'élimination de plus de 1000 soldats de l'intérieur composée en majorité de Kabyles.

 01.09.1962 : Une nouvelle bataille aura lieu à Boghar. On dénombrera de nombreux morts.

04.09.1962 : A l'ouest d'Alger, plus précisément à El Asnam, 75 soldats de l'intérieur seront tués à la suite d'un violent accrochage. La ville tombera entre les mains de l'armée des frontières.

 07.09.1962 : La vallée du Chéliff située au sud d'El Asnam sera investie. 120 éléments armés de l'intérieur seront froidement tués. Ceux qui s'étaient rendus on eut droit au...!

09.09.1962 : La bataille d'Alger s'achèvera après deux longs mois de siège par un bilan effroyable. Plusieurs centaines de personnes y trouveront la mort.

11.04.1962 : Mohamed KHEMISTI, ministre des affaires étrangères sous BEN BELLA sera abattu devant le siège de l'A.P.N. par un "malade mental".
13.06.1963 : Secrétaire Général de l'organisme saharien, MANSOUR Youcef fera l'objet d'un enlèvement dans un café d'Alger ("Le Stasbourg").

21.06.1963: Ministre d'état, Mohamed BOUDIAF sera à son tour enlevé par des hommes armés à Hydra (Alger). Il sera déporté au Sahara (Tsabit) où on l'y assignera durant 5 mois.

14.08.1963 : Trente marxistes seront arrêtés à Draa El Mizan en Kabylie. Torturés, on les accusera d'avoir lever un groupe armé et de travailler pour...Israël !!!!

03.09.1963 : Le Président BEN BELLA (élu par 99,99% de voix !) créera des milices populaires.

27.09.1963 : Création du F.F.S. par Krim BELKACEM. Hocine AIT-AHMED sera ensuite appelé pour diriger cette nouvelle formation qui prendra les armes contre le pouvoir.
 30.09.1963 : AIT-AHMED Hocine écarte Krim BELKACEM et ses amis du F.F.S. Ce dernier s'évade du pays et demande l'exil politique à la R.F.A. qui la lui octroi.

06.01.1964: Des chômeurs manifestent à Oran. La Milice Populaire intervient et procède à des arrestations en masse. Israël et...Taiwan seront accusés d'en être les auteurs.

07.01.1964 : Création Comité Révolutionnaire chargé d'oppresser les dissidents. Terreur en Kabylie où on tentera d'interdire à ses habitants berbères d'utiliser leur langue.

12.04.1964 : Arrêté, Hocine AIT-AHMED, leader du F.F.S . sera condamné à mort puis gracié...

16.05.1964 : Le président des Ulémas (religieux musulmans), cheikh Mohamed EL BACHIR IBRAHIMI dénonce la répression. Il sera arrêté et mourra en prison cinq jours plus tard.
07.07.1964 : L'ex. Président de l'Exécutif Provisoire, député à l'assemblée constituante arrêté. Il subira des tortures atroces à El-Biar (Alger) puis sera déporté à Béchar (Sahara).

19.08.1964 : Ferhat ABBES, âgé de 65 ans, premier Président du gouvernement provisoire sera arrêté. Il séjournera durant 10 mois à Béchar aussi.

01.09.1964 : Après la reddition de Hocine AIT-AHMED qui avait demandé à son groupe armé, le F.F.S de cesser le feu, la police procède à l'arrestation de ses éléments. CHEMMAM Md-Chérif et quatre de ses hommes seront fusillés.

 03.09.1964 : Le colonel CHABANI, le plus jeune des officiers de l'armée de l'intérieur, ancien chef de la wilaya 6 et berbère Chaoui des Aurès sera fusillé à son tour..


19.06.1965 : Houari BOUMEDIENNE, ministre de la défense dépose le chef de l'état Ahmed BEN BELLA . Ce dernier passera 14 ans derrière les barreaux. A Annaba une manifestation de soutien au président se terminera dans un bain de sang. L'armée tire sur la foule tuant plus de 40 personnes.

 02.10.1966 : Des étudiants communistes du P.A.G.S affiliés à l'U.N.E.A. seront arrêtés pour menées subversives. Comme à l'accoutumée, la main étrangère sera désignée. On accusera cette fois ci les...Etats-Unis d’Amérique d'être derrière une tentative de coup d'état communiste (le régime ne pouvait pas citer les pays de l'ex bloc d'Europe Orientale!).

04.01.1967 : Mohamed KHIDER, un opposant à BOUMEDIENNE sera exécuté à Madrid (Espagne) par un certain DAKHMOUCHEd Youcef qui sera...extradé vers l'Algérie.

14.12.1967 : Tentative de coup d'état orchestrée par le ministre de la défense , le colonel Tahar ZEBIRI. Sur les 7 Régions Militaires que compte l'armée, 4 basculent vers les rebelles. L'intervention de l'armée de l'air soviétique décimera les blindés des insurgés. Près de Blida, à El Afroun, des milliers de personnes seront assassinés par des bombardements aériens.
16.12.1967 : Arrêté, l'un des mutins, le Colonel Said ABID sera égorgé. Sa tête sera retrouvé à Cherchell.

 05.01.1968 : Soupçonné d'avoir participé au soulèvement militaire du 14 décembre 1967, Le colonel ABBES abattu près de Cherchell par des hommes armés.

27.04.1968 : Tentative d'assassinat de Houari BOUMEDIENNE  menée par BESSAOUD Mohand Arab et Krim BELKACEM devant le Palais du Gouvernement. Les auteurs de cet attentat seront neutralisés et exécutés dans la soirée même.

08.02.1969 : Le tribunal militaire d'Oran, présidé par Chadli Bendjedid condamne Krim BELKACEM à mort et lance un appel qu'il est du devoir de chaque algérien de le tuer.

18.10.1970 : Krim BELKACEM sera étranglé à Frankfurt (R.F.A.) dans sa chambre d'hôtel. Hocine AIT-AHMED annoncera curieusement qu'il avait prévenu la famille du défunt ... 08.06.1971 : L'assassin de Mohamed KHIDER, Youcef DAKHMOUCHE sera emprisonné à El-Harrach (Alger). Il demeure à ce jour introuvable.

11.06.1974 : Emeutes à Larbaa-Nath-Irathène à l'occasion de la fête des cerises. L'interdiction aux chanteurs Kabyles de prendre part au gala artistique programmé ce jour tournera à un grave affrontement. Trois gendarmes seront poignardés par des jeunes en furie.

07.07.1975 : Des bombes explosent à Alger. Deux éléments de l’O.F.B. (Berbère) seront arrêtés. Torturés, HAROUN Mohamed et Med-Ousmail MEDJBER seront torturés. On les castrera de leurs organes génitaux.

 25.12.1975 : Accusés d'atteinte à l'ordre public, de subversion, de constitution de groupe terroristes, ces deux éléments seront jugés par un tribunal d'exception. Le verdict ne sera bien sur pas clément. HAROUN Mohamed sera condamné à mort. quant à Med-Ousmail, il se verra infliger une peine de réclusion à perpétuité.
En 1987 le premier bénéficiera de la grâce présidentielle la veille du 1er novembre. Incarcéré comme son camarade à Lambeze (est du pays), Med-Ousmail MEDJBER sera libéré au mois d'octobre 1988, juste après les émeutes qui ont ensanglanté le pays. Le premier cité mourra dans l'indifférence en Kabylie en 1999. Quant au second il s'installera en France où il vit toujours.

01.01.1976 : OUARAB Madjid, militant du Mouvement Culturel Berbère (M.C.B.) crée par Said SADI l'actuel responsable du R.C.D., sera enlevé par des hommes armés probablement membres du baath pro-irakien. Son corps sera découvert en février...1977 !
 10.03.1976 : Quatre opposants au régime, Ferhat ABBES, Hocine LEHOUEL, Hocine ZEHOUANR et KHIERREDINE, publient un manifeste dans lequel il dénonce les atteintes aux droits de l'homme et la guerre déclenchée contre le Maroc. Immédiatement arrêtés, ils seront tout de même libérés le 13 juin de la même année.

01.07.1976 : 132 jeunes Kabyles arrêtés à Larbaa-Nath-Irathène. ils étaient en possession d'écrits en...Berbère.

27.12.1978 : Mort du président Houari BOUMEDIENNE

28.12.1978 : Les services de sécurité interceptent un lâchage aérien à Cap-Sigli en Petite-Kabylie. un Groupe Armé Berbèriste dirigé par BESSAOUD Mohand-Arab sera démantelé. On accusera cette fois ci...l'Angleterre !
07.04.1980 : Arrestation de plusieurs étudiants Kabyles à Alger qui revendiquaient la reconnaissance de l'identité berbère.

19.04.1980 : Le P.A.G.S. invite le célèbre écrivain kabyle Mouloud MAMMERI à donner une conférence sur la poésie kabyle à l'université de Tizi-Ouzou (Grande-Kabylie).

20.04.1980 : Arrivé à Draa-Ben-Khedda, une ville située à 11 kms à l'ouest de Tizi-Ouzou la Capitale de la Grande-Kabylie, Mouloud MAMMERI sera empêché de continuer. On lui signifiera l'interdiction de se produire à l'université. Informés, les étudiants manifestent. Le soir, les C.N.S, secondés par des chiens investissent le Campus Universitaire. 24 Berbèristes en autres, TARI Aziz, Said SADI le chef de l'actuel formation politique Kabyle, le R.C.D., AIT-LARBI Mokrane, aujourd'hui avocat, son frère Arezki, journaliste auprès du quotidien français "le figaro" arrêtés. Des émeutes se produisent à travers toute la kabylie. Face la pression populaire, le nouveau président Chadli BENDJEDDID lâche du leste. Les prisonniers seront tous relâchés.

02.02.1982 : A la suite de graves émeutes qui se sont produite à Saida (ouest du pays), 40 jeunes seront condamnés de 3 mois à 2 ans de prison ferme.

25.11.1982 : La première apparition du phénomène islamiste engendrera plus de 100 interpellations devant la faculté d'Alger.

 03.05.1983 : Baathiste notoire, LAMALI Salem sera arrêté. Il mourra en prison le jour même.

05.06.1983 : 2 gendarmes tués par des émeutiers à Laghouat qui protestaient contre le favoritisme dans la distribution de terres agricoles.

30.06.1985 : Création de la première Ligue pour la Défense des Droits de l'Homme (L.A.D.D.H) par Said SADI et Ferhat MEHENNI, un chanteur Berbère engagé. Arrêtés, ils seront traduits devant la cour de sûreté de l'état (ou tribunal d'exception) de Médéa. Des émeutes éclatent à nouveau en Kabylie. Les prisonniers seront relâchés.

29.10.1985 : Possédant des armes de guerre datant des années 1910 et gardées comme collections, le chanteur Kabyle engagé Lounis AIT-MENGUELET sera arrêté et condamné à 3 ans de réclusion. La Kabylie toute entière se soulève. Le chanteur sera immédiatement libéré.
 


 02.02.1986 : Opposant au régime, AISSAOUI Brahim sera déporté au bagne de Lambèze. Laissé nu durant deux mois durant, il contractera une sévère arthrite qui lui causera l'amputation des deux jambes. Bien évidement, il sera remis à ses parents et bénéficiera de ...l'acquittement!

25.02.1986 : Mohamed HAROUN, membre de l'Organisation des Forces Berbères, emprisonné pour avoir déposer des bombes à Alger sera agressé par le gardien de prison, le dénommé Ahmed BOUDINE. Il tombera dans le coma après avoir été victime d'un traumatisme crânien.

04.07.1986 : Abdelwehab Abderrahmane, célèbre dissident oranais interpellé par la police. il mourra au commissariat.

21.09.1986 : Un militant de la cause berbère , Mustapha ARRIS assassiné  à Alger.
02.11.1986 : Manifestation de lycéens à Constantine. L'intervention musclée de la police qui n'hésite pas à tirer sur les jeunes se soldera par la mort de 4 personnes, toutes tuées par balles.

 07.04.1987: Ali MECILI, un ancien officier des services secrets, ami de Hocine AIT-AHMED assassiné à Paris en France. Son bourreau, Amellou, sera immédiatement...extradé vers l'Algérie.

31.07.1987 : 200 terroristes, membres du Mouvement Islamique Armé (M.I.A.) jugés par le tribunal d'exception de Médéa. leur chef, Bouyali sera quant à lui abattu près de Baraki par l'armée.

14.07.1988 : le président Chadli BENDJEDDID appelle la population à manifester contre son...régime!
05.10.1988 : De graves émeutes éclatent à travers le pays. Plus de 400 jeunes émeutiers seront abattus par l'armée et les divers services de sécurité. La Kabylie refusera de prendre part à ce soulèvement mais observera la grève générale en signe de protestation contre la féroce répression.

09.10.1988:  le chanteur Lounes Matoub a été grièvement blessé par plusieurs balles tirées par un gendarme à Ain El Hammam en Kabylie. Matoub était avec des étudiants entrain de distribuer des tracts appelant les population au calme.

10.02.1989 : Outrepassant les interdits, les Kabyles regroupés autour des animateurs de la revendication berbère, créent le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie. Said SADI sera élu président de cette formation politique.

23.02.1989 : Une constitution stipulant l'interdiction de partis religieux mais permettant la constitution de formations politiques sera approuvée par le pouvoir en place.

De 1990 à ce jour: L'Algérie plonge dans une période noire de terrorisme et de violence ayant provoqué plus de 200.000 morts.