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jeudi 10 décembre 2015

Mizrana: (Tizi-Ouzou): Les citoyens en colère contre la Wali et l'état piteux de la polyclinique

Le Wali de Tizi-Ouzou a lancé ces derniers jours des sorties pour aller à la rencontre des citoyens, où il organise des conférences de proximité. Le problème n'est pas à ce niveau, mais sur l'utilité de ces sorties, du moment qu'il refuse d'écouter les vrais citoyens, ceux de l'Algérie profonde.
C'est ainsi que les citoyens du village Ait Said, également chef-lieu de la commune de Mizrana ont exprimé leur colère après que le wali aurait refusé de visiter la polyclinique de cette commune qui est dans un piteux état.
La visite du Wali a eu lieu dans la journée du mardi le 8 décembre. Les représentants du comité Inter-Village l'ont invité pour constater l'état de dégradation inquiétante de ce centre de santé. Selon nos sources, ce dernier aurait refusé.
Immédiatement dans la soirée des réunion ont eu lieu et un mouvement de protestation  été enclenché qui s'est soldé par la fermeture de la polyclinique et de la mairie de Mizrana.
 « Il est de notre droit de réclamer une structure de santé digne de ce nom. Notre commune est dépourvue d’une structure de santé valable. Nos malades sont évacués vers Tigzirt alors que certains peuvent être soignés sur place à Mizrana.
Nous dénonçons à travers cette action le refus du wali d’aller constater l’état désastreux dont se trouve cette infrastructure dépourvue de moyens humains et matériels » a déclaré un membre du comité de ce village de 400 habitants.

Pour rappel, le secteur sanitaire de la région de Tigzirt a connu une dégradation regrettable, depuis que ces milieux occulte ont décidé de fermer le secteur sanitaire de Tigzirt et créer à la place le secteur sanitaire de Ouaguenoun. Depuis les dysfonctionnements enchaînaient et ce sont les pauvres citoyens qui payent le prix fort. Il y' a quelques années, une femme et son bébé sont morts à la maternité de Tigzirt suite à la mauvaise gestion et au manque flagrant de moyens de base.

Nos médias présents sur les lieux, ont pu nous envoyer ces photos qui illustrent clairement l'état d’abandon, de déliquescence de ce lieux censé apporter assurance, réconfort et soins aux citoyens!

Photos: Mizrana Production pour Algérie France Infos













































mercredi 7 octobre 2015

Amira Bouraoui: "Bouteflika, maintenant dégage !"

Nous reproduisons ci-dessous cette publication à chaud faite par Amira Bouraoui dans son mur facebook. Pour rappel Amira Bouraoui est une grande militante pour le changement en Algérie. Elle était l'une des figures de proue du mouvement Barakat qui s'est manifesté en 2013 et 2014 pour le changement en Algérie.
Dans cette publication elle attaque frontalement Bouteflika et son bilan jugé très mauvais et ce après avoir dépensé près de Mille milliards de dollars et avoir casser tant de valeurs en Algérie.
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"Tu as dépensé 800 milliards de dollars en 15 ans de quoi construire 3 Japons. Tu n'as jamais investi sur le potentiel humain et tu t'es limité à faire des rond point. Quand on criait qu'on ne pouvait pas envisager une quelconque stabilité tant que notre survie dépendait exclusivement du pétrole. On l'a dit alors que le pétrole était à 120 dollars que tu étais en train de faire la cigale avec l'avenir d'un peuple. Tu as mis des idiots à la tête du tourisme dans lequel t'as pas investi un rond. Tu as importé des légumes jusqu'à importer l'oignon au lieu d'investir dans l'agriculture. Tu n'as jamais investi dans le solaire alors que l'Algérie aurait pu s'éclairer de son soleil. 
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Tu as laissé les jeunes se perdre après le lycées au lieu de les orienter vers la formation professionnelle et l'artisanat pour qu'ils se retrouvent dans la rue à vendre de la khorda chinoise. Tu as fait croire au peuple qu'il était dans une paix durable grâce à un gaspillage sans aucune alternative dans l'investissement après pétrole. 800 milliards de dollar et aucune industrie Algérienne....si ce n'est l Import Import. Tous les spécialistes depuis des années déjà nous disent que nous allions vers le mur à grande vitesse mais tu n'as écouté personne. 

Tu as méprisé tout le monde et tout ce qui t intéressait c'était renouveler des mandats à l'infini. ..et maintenant ? Tu te réveille. ...et tu te rends compte que la situation est grave ?. Tu as assassiné notre avenir et celui de nos enfants. Tu ne peux pas comprendre ça car pour toi ça a toujours été : après moi le déluge !. Je ne te pardonnerai jamais et je ne peux même pas te vouvoyer. Dégage."

dimanche 1 mars 2015

840.000 Algériens ont quitté le pays sous Bouteflika contre 110.000 dans la décennie 90

930.000 personnes nées en Algérie vivaient à l'étranger en 1990. Le chiffre passe à 1.040.000 en 2000 et 1.710.000 en 2010 pour s'établir à 1.770.000 en 2013.
Les chiffres sont tirés d'une carte publiée le 2 septembre par le think tank américain Pew Research Center et se basant sur les données de l'Office de la migration internationale des Nations Unies. La carte détaille les pays d'origine et de destination des flux migratoires dans le monde.
 
La Division de la Population au sein de l’ONU, donne le qualificatif de migrant international a une personne qui vit depuis au moins une année dans un pays autre que celui où il ou elle est né(e).
Les chiffres confirment en données brutes que la crise violente des années 90 a été le début d'un nouveau grand flux migratoire des Algériens et s'est poursuivie dans les années 2000 marqué par un reflux des violences
 


Les années 2000, sous le règne de la "réconciliation" et malgré le reflux des violences ont connu un renforcement de ce mouvement d'expatriation.
Entre 1990 et 2000, alors que les violences étaient généralisées il y a eu un accroissement très modéré de 110000 nouveaux expatriés algériens.
Mais dans les années 2000 dites de "réconciliation" ou de "paix relative" sous le règne de Bouteflika, ce sont 670000 nouveaux expatriés qui se sont rendus en Europe, en France notamment, ou en Amérique du Nord (Canada). Entre 2010 et 2013, ce sont 60.000 nouveaux expatriés qui ont été enregistrés.

Ainsi contrairement à une idée reçue, le grand départ n'a pas eu lieu dans les années 90 mais dans la décennie 2000 de Bouteflika. Mais les années 90 ont bien été les déclencheurs d'un mouvement qui n'a pas été stoppé par le reflux des violences.
 
Fuite des élites
Les données fournies ne donnent pas de détails sur le profil des expatriés mais on sait que ces deux décennies ont été celle d'une hémorragie grave dans l'encadrement et les élites universitaires.


 La France représente la principale destination des Algériens, Marocains et Tunisiens qui quittent leur pays d’origine. En tout ce sont 2.780.000 migrants maghrébins qui se sont établis en France entre 1990 et 2013, soit 37% des immigrés qui vivent dans ce pays, formant la communauté maghrébine la plus nombreuse à l’étranger.

Les diasporas tunisienne et marocaine se répartissent plus ou moins équitablement entre les pays européens. 930.000 Marocains vivent en France contre 750.000 en Espagne, 430.000 en Italie et 170.000 aux Pays-Bas tandis que 390.000 Tunisiens vivent en France, 120.000 en Italie et 30.000 en Allemagne.

La répartition est beaucoup moins équilibrée pour l'Algérie. Sur les 1.770.000 Algériens vivant à l’étranger, 1.460.000, soit 82%, se trouvent en France. La deuxième communauté algérienne à l'étranger la plus nombreuse, loin derrière celle de l’Hexagone, se trouve en Espagne qui compte 60.000 immigrés algériens.

Immigration intermaghrébine, algérienne surtout

Les Algériens quittent également leur pays pour vivre chez les voisins. Les chiffres, peu précis, indiquent que 20.000 se sont établis au Maroc et 10.000 en Tunisie entre 1990 et 2013. Ils représentent les communautés d’étrangers les plus nombreuses dans les deux pays.

Le flux migratoire des maghrébins vers l’Algérie est moins important. Le nombre de Marocains vivant en Algérie est inférieur à 10.000 et celui des Tunisiens encore plus bas : il ne dépasserait pas les 1000.

L’Algérie accueille plutôt les réfugiés, notamment du Sahara Occidental (100.000), suivie de la Palestine (60.000) et de la Somalie (20.000). Le nombre total d’immigrés vivant en Algérie est estimé à 270.000, loin devant les 50.000 au Maroc et les 40.000 en Tunisie.